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Présentation
- Fiche d'identité du Laos |
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Présentation générale
du Laos |
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Le
Laos,
appelé le « pays du million d’éléphants
», vous emmène dans un univers
où règne authenticité,
calme et sérénité, et
où le temps s’écoule au
rythme du Mékong, la « mère
des eaux ». Au cœur d’une
nature luxuriante, son peuple tente de préserver
son mode de vie ancestral et sa diversité
culturelle à travers sa multitude d’ethnies.
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| Bénéficiant
de ressources naturelles riches, les lao vivent
en harmonie avec leur environnement. D’une
nature extrêmement généreuse,
ils vous accueillent avec toute leur simplicité
et les moyens dont ils disposent, accompagnés
de grands sourires.
Situé en Asie du Sud Est, entre les
14e et 22e parallèles nord, et entouré
par la Chine au nord (200 km), le Vietnam
à l'est (1 000 km), le Cambodge au
sud (150 km), la Thaïlande (1 000 km)
et Myanmar à l'ouest (150 km), le Laos
est divisé en 16 provinces et couvre
236 800 km².
Les
montagnes et les plateaux occupent plus de
70% du Laos,
tandis que la forêt recouvre 52,8% du
pays. Sans accès à la mer, le
Laos
dispose de deux frontières naturelles.
Le Mékong, peu navigable lors de la
saison sèche (1 898 km au Laos sur
un parcours total de 4 200 km) forme en grande
partie la frontière avec la Thaïlande.
La cordillère Annamitique, quand à
elle, forme à l'est l'essentiel de
la frontière avec le Viêt Nam.
Le point culminant étant le mont Rao
Co, 2 286 m.
Le
climat, tropical, est caractérisé
par les moussons. Deux saisons divisent l’année
: la saison sèche d'octobre à
avril, et la saison des pluies de mai à
septembre. Les mois d'octobre et novembre
peuvent être pluvieux.
La
population laotienne, très diversifiée,
compte quatre grandes familles ethniques :
les Lao thoeng, les Lao Thaï, les lao
Soung et les Lao Loum. Ce dernier groupe ethnique
domine les autres ethnies par son nombre et
influence la culture nationale laotienne.
En effet, nombre de ses pratiques, comme sa
langue et sa religion, sont celles du pays.
Ainsi
la religion principale du Laos
est le Bouddhisme theravada, introduit entre
la fin du XIIIe siècle et le début
du XIVe siècle, et devenu religion
d’Etat par le Roi Visoun. 80% des lao
le pratiquent actuellement. Par ailleurs,
le culte des esprits (l’animisme) est
très présent au Laos.
Le
Laos,
ayant subi la colonisation française,
garde encore les traces de cette influence,
notamment au niveau de l’architecture.
La richesse architecturale laotienne, propre
à elle-même, est également
magnifique.
Les
ressources naturelles pour l’industrie,
telle que le bois, l’énergie
hydroélectrique, le gypse, le zinc,
l’étain, l'or et les pierres
précieuses, se trouvent principalement
dans les plaines et les plateaux. |
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Carte d’identité du Laos |
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Nom original : Lan Xang Hom Khao (million
d’éléphants, parasol blanc)
Nombre
d’éléphants aujourd’hui
: 2000
Devise
: paix, indépendance, démocratie,
unité et prospérité
Emblème
national : Phat That Luang de Vientiane
Capitale
: Vientiane
Grandes
villes : Luang
Prabang
(cité royale), Paksé, Savannakhet
Superficie
: 236 800 km2
Population
: 6,3 millions d’habitants
Densité
: 23hab/km2
Population
urbaine : 28%
Taux
de croissance : 7,2%
Alphabétisation
: 67%
Régime
: République populaire démocratique
du Laos
Président
de la République : Saignason Choummali
Premier
Ministre : Bouphavanh Bouasone
Monnaie
: le kip laotien
Taux
de change du kip laotien :
1 € = 13 500 kip
1 franc suisse = 8 440 kip
1 $ = 9 000 kip
1 baht = 302 kip
Langues : lao, (thai, hmong, laotheung,
anglais, français, vietnamien, chinois).
Religion
: Bouddhisme (80%), animisme (culte des esprits)
Pays
frontaliers : Chine (province du Yunnan),
Myanmar, Thailande, Vietnam, Cambodge.
Fête
nationale : 2 décembre (République
de 1975)
Espérance
de vie : 55,89 ans (2007)
IDH
: 0,553/1 (rang 133/177)
Ville
classée au patrimoine mondial de l'UNESCO
: Luang
Prabang (ancienne cité royale)
Code
international pour le téléphone
:
-
France-Laos
: 00 + 856 + indicatif de province + les 6
chiffres du numéro local (plus 020
si vous appelez d’un portable)
-
Laos-France
: 00 + 33 + indicatif régional (1 à
6 sans le 0) + les 8 chiffres du numéro
local
Électricité
: 220 volts
Spécialités
culinaires :
-
le pho « feu » = soupe de nouilles
et de viande en lamelle ou en boulette, accompagnée
de petites piments, de menthe de germes de
soja, de coriandre et de basilic
-
le khao niao ou riz gluant, qui se mange à
la main
-
le tom yam= soupe d'origine thaïlandaise,
composée de viande ou de poisson agrémenté
de feuilles de citronnelle, de lait de coco
et d'ananas
-
le lap= salade traditionnelle lao composée
de viande ou de poisson haché, assaisonnée
au citron vert et au piment
-
le tam mak houng ou salade de papaye verte
-
le mok= pâté de viande ou de
poisson, cuit à la vapeur dans une
feuille de bananier
Sports
populaires :
-
volley : sport le plus populaire
- katow : balle en rotin ou en bambou, pratique
qui ressemble au foot
- pétanque (petang) : héritage
de la présence française
- football : très en vogue au niveau
de la jeunesse laotienne
- combats de coqs : très populaires
mais officiellement depuis 1993
- boxe laotienne (muay lao)
Décalage
horaire: Plus 6 h en hiver et plus 5 h en
été par rapport à Paris.
Visas
: Visas de visite ou visas de tourisme.
Plus
de renseignements concernant les visas:
Visas pour le Laos |
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L’Histoire du Laos |
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| Pour
découvrir les premières traces
du Laos,
il faut remonter environ dix mille ans en
arrière, sauf s’il on tient compte
des ossement des dinosaures retrouvés
à Savannakhet. En effet, les énigmatiques
vestiges de la Plaine des jarres prouvent
une présence humaine à cette
époque, qui serait d’origine
mélanésienne ou austro-mélanésienne.
Vers
le Ve siècle après J-C, des
royaumes khmers primitifs apportent la civilisation
hindoue puis le bouddhisme de la civilisation
Dvaravati. Le site de Vat Phou au Sud
Laos, à Champassak, remonte à
cette époque.
C’est
vers le XIVe siècle que commence réellement
l'histoire du pays avec l'arrivée de
populations thaïes arrivant de Chine
du Sud. En 1353 est fondé le Lane Xang,
pays du million d'éléphants,
avec à sa tête le roi Fa Ngum.
Le bouddhisme s'implante définitivement.
Au
fil des siècles, le royaume se consolide,
le roi Setthathirat fait de Vientiane
la capitale en 1563, le royaume de Chiang
Maï est annexé, c'est l'apogée
du Lane Xang. Setthathirat fut notamment construire
le Vat Pha Keo et le Vat That Luang.
Setthathirat
mourut en 1571, date à partir de laquelle
le pays sombre dans de nouveaux troubles.
C’est seulement durant le règne
de Suliyavongsa (1637-1694) que les premiers
voyageurs occidentaux font connaître
le royaume en Europe, et que le Laos retrouve
la prospérité et vit son «
âge d’or ».
Les
XVIIe et XVIIIe siècles sont difficiles
et connaissent de nombreuses guerres, le royaume
se morcèle, les provinces passent sous
domination birmane, chinoise ou thaï.
En 1778, Vientiane
est prise par le royaume thaï, qui déroba
le bouddha d’émeraude. Le Laos
passe alors sous le contrôle du Siam
(Thaïlande) qui domina les trois royaumes
(Vientiane, Luang Prabang et Champassak, au
Sud), jusqu'au 19e siècle. Le Laos
demanda alors l’intervention du Vietnam,
qui tenta une attaque contre Bangkok, sans
réussite.
C’est
en 1893 que le protectorat français
entra en vigueur, afin de soulager le Laos
des invasions chinoises, des tentatives d’expansion
du Vietnam et de la pression du Siam, ce qui
donna à la France les pleins pouvoirs
sur l’ensemble de l’Indochine.
Les français sont pourtant réticents
à l’idée de venir au Laos,
et favorisent la main d’œuvre vietnamienne,
fer de lance de la colonisation.
Le
Laos subit l’occupation japonaise de
1940 à 1945. En effet, pendant la seconde
guerre mondiale, le Japon imposa sa domination
sur l'Indochine française, y compris
sur le Laos. Le pays du soleil levant chercha
à empêcher le retour des puissances
coloniales européennes et favorisèrent
l'indépendance du Laos,
qui fut proclamée le 8 avril 1945 par
le roi Sisavang Vong, mettant fin au protectorat
français. Mais à la fin de la
guerre et après la défaite des
japonais, la France refusa de reconnaître
l’autonomie du Laos. Elle lui octroiera
pourtant en 1949, le statut d’Etat associé.
Le
Pathet Lao, groupe révolutionnaire
communiste, fut créé en 1950
par le prince rouge, le prince Souphanouvong,
et s’installa à Sam Neua, dans
le Nord.
Pendant
l’affrontement américano-vietnamien,
le territoire du Laos fut un véritable
théâtre de guerre, bien que les
accords de Genève de 1962 interdit
l'utilisation des terres laotiennes, considérées
comme neutres. En effet, les Etats-Unis, soutenus
par une armée rebelle Hmong de 30 000
hommes, planifièrent des actions anti-communistes
et de nombreux bombardements, surtout au Nord
du Laos
et la plaine des jarres. C'est pourquoi cette
épisode de la guerre du Vietnam fut
intitulée la guerre secrète.
Au
cours des dix années qui ont suivi,
les États-Unis déchaînèrent
au Laos
une telle violence, provoquant un gâchis
incroyable de dévastations dans le
sud-est asiatique. Huit millions de tonnes
de bombes (quatre fois la quantité
utilisée par les États-Unis
au cours de la Seconde Guerre mondiale) furent
larguées! Sachant qu’une grande
partie de ces bombes touchèrent les
villages et leurs habitants.
En
1975, la victoire des communistes au Vietnam
contre les américains permettent au
mouvement communiste du Pathet Lao de renverser
le roi Savang Vatthana et ainsi prendre le
pouvoir. Le roi Savang Vatthana et la reine
Khamphoui abdiquent le 2 décembre 1975.
La République Populaire Démocratique
du Laos
(RPDL) est alors créée avec
un régime de parti unique, mené
par le prince Souphanouvong, provoquant l'exil
d'environ 300 000 personnes, soit 10% de la
population.
Les
débuts de l’ère communiste
furent oppressants, tous comportements à
l’encontre du Parti furent éradiqués,
et le règne du parti communiste commença
sous le signe d'un dogmatisme marxiste rigide,
aussi bien en matière politique qu'économique.
Le
Laos
s’ouvre seulement au marché mondial
à partir 1989, Souphanouvong procède
aux premières privatisations et réinstaure
le droit à la propriété
et aux investissements étrangers en
1991. A la suite de l’arrivée
au pouvoir de Kaysone Phomvihane (président
entre août 1991 et novembre 1992), les
relations avec la France s’améliorent
et le Laos adhère au groupe des pays
francophones en 1991. Kaysone Phomvihane et
Nouhak Phoumsavanh, son successeur (1992-1998),
tentent à leur tour d'ouvrir l'économie
laotienne aux investissements thaïlandais
et chinois, tout en préservant le caractère
totalitaire du régime.
Le
23 juillet 1997 marque l’admission du
pays à l’ASEAN (Association des
nations du Sud-Est Asiatique).
Enfin,
en mars 2003, le gouvernement communiste laotien
réhabilite le premier roi du Lane Xang
en érigeant à Vientiane
une statue du roi Fa Ngum. |
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